Les avions français

 
SPAD A2 : Des innovations infructueuses
      Fiche d'identité  
 
> Désignation : A2
> Nom / Surnom : -
> Code allié / OTAN : -
> Variante : -
  > Année de mise en service : 1915
> Pays d'origine : France
> Constructeur : Société Pour l´Aviation et ses Dérives
> Rôle : Chasseur et avion de reconnaissance
 
SPAD A2
  Nationalité

Drapeau
  Cocarde

Historique


De 1915 à 1918, la société SPAD (Société Provisoire des Aéroplanes Deperdussin devenue après le rachat par L.Blériot, Société Pour l'Aviation et ses Dérivés) conçut une vingtaine d’appareils qui devaient participer à l’effort de guerre. Parmi ceux-ci, le Spad A.

Cet appareil était un biplan « classique » dont l’hélice tractive entraînée par un moteur rotatif Le Rhône 9J de 80 ch était située entre le poste de pilotage et une nacelle faisant office de poste de tir. Cette configuration ne satisfaisait pas du tout ses utilisateurs qui la considéraient comme dangereuse, et qui mentionnaient la difficulté de communication entre les deux membres de l’équipage. De plus, si l’appareil effectuait un pylône à l’atterrissage, l’observateur mitrailleur se faisait écraser par le moteur dans sa frêle nacelle en contreplaqué. A peine cinq ou six exemplaires du A 1 furent mis en chantier avant que l’appareil ne soit remplacé par le A2.

La version A2 sortit en novembre 1915. Son train était modifié, son empennage horizontal également. Le moteur développait à ce moment 110 ch. Sa mitrailleuse pouvait a présent être manœuvrée horizontalement et verticalement. L’aviation russe acquit une soixantaine de ces avions sur la centaine d’avions commandés. L’armée de l’air utilisa peu cet appareil, et au 1er février 1916, seulement quatre de ces appareils étaient alignés en unités opérationnelles et cinq autres à l’inventaire, sans doute en unité d’entraînement.

Inspiré sans doute du A2, le SPAD A3 représentait une modification révolutionnaire : équipé de deux mitrailleuses dos à dos. Ceci suppose un dispositif de double commande mais aucun document n’atteste de son existence qui présentait sans aucun doute une géométrie fort complexe. De ce fait, chacun des deux membres de l’équipage pouvait être à son tour mitrailleur ou pilote. On a trace d’un modèle «C» de cette version embarquant un pilote, un mitrailleur avant et un mitrailleur arrière. Mais rien ne prouve qu’il ait été effectivement construit.

Le 22 février 1916, la version A4 fit son premier vol. Equipé de nouveau du moteur de 80 ch (sans doute suite aux problèmes dus au refroidissement du moteur de 110 ch) Il semblait être destiné à l’armée de l’air impériale russe qui en avait demandé dix. Un seul des exemplaires fut fourni à l’aviation militaire française. Cet appareil n’a pas accompli de faits d’arme d’importance et il ne peut pas être considéré comme un appareil ayant marqué son époque.

Pour terminer, un mot sur le SPAD SG1, dernière tentative de Louis Bechereau, concepteur de la série A de fournir un chasseur monoplace, le type G. Sur cet appareil, la nacelle du mitrailleur reprise sur tous les modèles A fut remplacée par une protubérance contenant un armement commandé à distance. Un prototype de démonstration fut fabriqué en partant d’un modèle A1, équipé de quatre canons de mitrailleuse factices. S’il n'a jamais existé avec armement réel, il serait le premier chasseur à armes multiples équipé de mitrailleuses fixes. Le SG1 sorti selon des sources françaises en avril 1916 et son nom n’a jamais été authentifié. Il était un chasseur équipé d’une mitrailleuse lourde unique, située dans la nacelle avant. Il était équipé de nouveau du moteur rotatif le Rhône développant 110 ch, d’une mitrailleuse Hotchkiss avec une bande de 1000 balles dans un panier à l’avant de l’hélice.

 

Nieuport XI Bébé : petit mais costaud
      Fiche d'identité  
 
> Désignation : XI
> Nom / Surnom : Bébé
> Code allié / OTAN : -
> Variante : -
  > Année de mise en service : 1916
> Pays d'origine : France
> Constructeur : Société Anonyme des Établissements Nieuport
> Rôle : Chasseur
 
Nieuport XI Bébé
  Nationalité

Drapeau
  Cocarde

Historique


Le Nieuport XI fut en réalité conçu pour participer à la coupe Gordon-Bennett de 1914. Malheureusement la déclaration de guerre mit un terme à celle-ci. Mais les capacités de l'avion n'avaient pas échappé aux dirigeants français et britanniques qui commandèrent directement de nombreux exemplaires.

Le Nieuport XI BB (B pour biplan et B pour chasseur selon la désignation de l'époque) se présentait comme un avion d'assez petite taille à voilure sesquiplan muni d'un moteur Le Rhône 9C de faible puissance (80ch) comparé aux autres appareils en service à l'époque équipé d'une mitrailleuse Hotchkiss montée sur le plan supérieur de la voilure l'avion pouvait aussi recevoir 8 roquettes sur l'entre-mat pour l'attaque des ballons.

Les premiers exemplaires arrivèrent sur le front début 1916. Le XI, appelé Bébé par ses pilotes à cause de sa petite taille et de ses lignes pures, se montra bien plus performant que les Fokker Eindecker dont le système de gauchissement des ailes commençait à montrer ses limites face aux avions à ailerons. La première vraie campagne des Nieuport eu lieu à Verdun avec l'escadrille du commandant De Rose. Ils mirent fin au fléau Fokker qui semait la mort dans les aviations alliées et leurs rendant par la même occasion la maîtrise du ciel.

Grâce à ces excellentes capacités en maniabilité et montée, le XI fut très vite commandé par toutes les forces aériennes alliées. Mais il avait aussi deux gros défaut : le premier était une voilure inférieure qui avait tendance à se détacher sous de trop forte manœuvres et surtout un armement fort peu pratique en effet il était équipé d'une mitrailleuse Hotchkiss qui en plus d'être peu fiable n'était équipée que d'un chargeur de 27 cartouches ce qui était peu face au 250 des Fokker. De plus, si le pilote voulait recharger ou désenrayé son arme il devait pour cela se mettre debout dans son cockpit afin d'atteindre celle-ci qui était situé sur le plan supérieur, ce qui se révéla fort peu pratique, surtout en combat aérien.

Le Bébé fut en tout produit à raison de 7200 exemplaires, dont 646 par Macchi en Italie. Il fut utilisé par de nombreux pays tels que la France, l'Angleterre, l'Italie, la Belgique et la Russie. Il fut aussi la monture de nombreux as, comme Georges Guynemer ou Charles Nungesser pour ne citer qu'eux. Au fil du temps le XI, qui resta par ailleurs le chasseur standard jusqu'en 1917, fut remplacé petit à petit par les versions auxquelles il donna naissances qui furent le type 16 avec une voilure plus grande, une structure renforcée et un moteur de 110 ch mais toujours équipé de la Hotchkiss sur le plan supérieur et le type 17 qui arriva au printemps 1917 avec une envergure augmentée encore une fois ainsi qu'un moteur de 120ch et enfin une mitrailleuse Vickers synchronisée.

 

 

Hanriot-Dupont HD.1 : le chouchou belge
      Fiche d'identité  
 
> Désignation : HD.1
> Nom / Surnom : -
> Code allié / OTAN : -
> Variante : -
  > Année de mise en service : 1917
> Pays d'origine : France
> Constructeur : Hanriot-Dupont
> Rôle : Chasseur
 
Hanriot-Dupont HD.1
  Nationalité

Drapeau
  Cocarde

Historique


Au début de l'année 1916, la société anonyme des appareils d?aviation Hanriot développa son premier appareil, le HD.1 (Hanriot Dupont 1).

Cet avion était un chasseur biplan sesquiplan monoplace qui ressemblait quelque peu au Nieuport 17. Motorisé par un Rhône 9J de 110cv et armé d'une seule mitrailleuse Vickers. Bien que moins rapide et moins bien armé que les autres chasseurs français développés à l'époque il était bien plus maniable et plus résistant que ceux-ci, mais les performances du HD.1 ne furent pas assez impressionnantes pour les autorités françaises.

A la fin de 1916, alors que le Hanriot avait été refusé par l'armée française au profit du tout nouveau Spad VII et que son sort était presque scellé, l'aviation italienne se montra intéressé par cet appareil afin de remplacer ses chasseurs Nieuport 11. Et tandis que certains appareils étaient directement importés de France, la firme Macchi obtint le droit de construire en série l'avion. En tout, cette firme construisit 831 avions jusqu?en novembre 1919.

Les chasseurs arrivèrent sur le front en janvier 1917, et tout de suite se montrèrent très satisfaisants face aux appareils allemands et autrichiens dont les pilotes confondirent souvent le HD.1 avec le Camel. Bien qu'un peu sous-motorisé et faiblement armé, la très grande maniabilité et sa capacité à accuser les coups lui permirent d'être adoré des pilotes italiens dont de nombreux as tel que Silvio Scaroni (26 victoires). Il servit aussi sur les fronts albanais et macédonien.

En tout le HD.1 équipa 16 des 18 escadrilles italiennes ainsi qu'une escadrille de l'aéronavale créée pour la défense de Venise et l'escorte des navires militaires et marchands.

De son coté la Belgique se montra aussi intéressée par le chasseur afin de remplacer également les Nieuport qui commençaient à être mis à mal par les nouveaux chasseurs allemands. Contrairement à l'Italie, les 125 chasseurs destinés à la Belgique furent tous fabriqués en France, vu la situation dangereuse du petit territoire encore sous contrôle de l'armée belge.

Arrivé sur le front en août 1917, l'appareil enthousiasma les pilotes belges ceux-ci ne jurant plus que par lui. Encore une fois le HD.1 fut la monture des as comme André Demeulemeester ou encore Willy Coppens qui remporta une grande partie de ses victoires sur cet avion. Ce dernier montant même une mitrailleuse de 11 mm qui permettait d'attaquer les ballons de plus loin. Le chasseur servit admirablement durant toute la guerre et lorsqu?en 1918, les Anglais proposèrent de le remplacer par le Camel, les pilotes belges refusèrent et continuèrent à l?utiliser jusqu'en 1926.

Un autre utilisateur moins connu fut l'US Navy, qui utilisa dix exemplaires d'un dérivé, le HD.2. Il se distinguait du HD.1 par le remplacement des roues du train d'atterrissage par deux flotteurs d'un empennage modifié et de l'utilisation d'un moteur rotatif Le Clerget 9B rotatif de 130cv. Ces chasseurs escortèrent les hydravions de lutte anti-sous-marine durant leurs patrouilles. Après la guerre leurs flotteurs furent démontés et les HD.2 "terrestres" furent encore utilisés durant les années vingt.

Une autre version fut aussi produite, le HD.3 dont le prototype vola vers la fin 1917 et qui était très différent du HD.1, en effet, c'était un chasseur biplace en tandem équipé d'un énorme moteur en étoile Salmson 9Za de 260ch et fortement armé de quatre mitrailleuses de 7,7mm mais comme la production démarra trop tard, la commande initiale de 300 exemplaires fut réduite à 75. Quelques-uns furent utilisés en France et en Angleterre à des fins expérimentales.

En 1921, seize HD.1 furent achetés par la Suisse et servirent jusqu'en 1928 tandis que d'autres partirent en Amérique du sud et que d'autres HD.2 furent utilisés par le Japon.

 

 

 

SPAD S.VII : la "mitrailleuse volante" française
      Fiche d'identité  
 
> Désignation : S.VII
> Nom / Surnom : -
> Code allié / OTAN : -
> Variante : -
  > Année de mise en service : 1917
> Pays d'origine : France
> Constructeur : Société Pour l´Aviation et ses Dérives
> Rôle : Chasseur biplan
 
SPAD S.VII
  Nationalité

Drapeau
  Cocarde

Historique


Conçu par Louis Béchereau pratiquement en parallèle avec le peu classique Type G (SG. 1), le Type H beaucoup plus classique conservait les mâts d'interplan caractéristiques des précédents chasseurs SPAD : il était construit de la même façon. Propulsé par un nouveau moteurV8 refroidi à eau, le Hispano-Suiza 8Aa de 150 ch, le prototype du Type H fut également désigné du nom de SH.1 il vola en avril 1916. Les essais prouvèrent que le SH. 1 représentait un progrès décisif dans le domaine de l'aviation de chasse.

Dès le 10 mai, SPAD recevait commande de 268 exemplaires sous la désignation officielle de Spa.VII Cl (monoplace de chasse). On ignore d'où sort au juste l'étymologie de ce nom, mais les lettres désignant chez SPAD les séries d'appareils en ordre alphabétique semblent avoir été remplacées par un système plus ou moins conforme avec les désignations attribuées par le SFA (Service des Fabrications de l'Aviation). Par conséquent, la version de série de Type H reçut chez le constructeur le nom de S. VII.

Ce robuste appareil avait une structure très solide et d'excellentes qualités de vol; il ressemblait beaucoup au SH.1. Il en conservait le radiateur circulaire à l'avant, mais ne possédait pas de grosse casserole d'hélice la surface alaire était augmentée d'1,85 m2. Son armement se composait d'une unique mitrailleuse Vickers de 7,7 mm, équipée d'un dispositif de synchronisation Birkigt. Au début, les livraisons étaient lentes le 25 février 1917, seuls 268 S.VII avaient été livrés à l'Aviation militaire, plus 39 au Royal Flying Corps. On commença à parler du S.VII comme de la "mitrailleuse volante" de l'as français, Georges Guynemer.

A partir de décembre 1916, Guynemer révéla à Béchereau que " les 150 ch du SPAD ne peuvent lui permettre de rivaliser avec le Halberstadt celui-ci grimpe mieux et, par conséquent, jouit d'un avantage indiscutable ". Ce fut là une des raisons pour la remotorisation des S.VII avec un moteur HS 8Ab de 180 ch à partir du printemps 1917. Le S.VII fut construit non seulement chez SPAD mais également chez SPAD et Janoir, Blériot Aéronautique, Kelîner, Regy, Gremont, S.E.A. et de Marçay : 5 500 exemplaires furent en tout construIts. En outre, 120 appareils furent fabriqués en Grande-Bretagne chez Mann Egerton et 100 chez L. Blériot (Aeronautics) pour le RFC; en Russie, un peu plus de 100 exemplaires furent construIts chez Dux.

La plupart des escadrilles de chasse françaises furent équipées de S.VII. Ce chasseur ne fut pas utilisé que par la Grande-Bretagne et la Russie, mais aussi par la Belgique, l'Italie et les Etats-Unis. Après la première guerre mondiale, des S.VII furent déployés au Brésil, en Tchécoslovaquie, en Estonie, en Finlande, en Grèce, au Pérou, en Pologne, au Portugal, en Roumanie, au Siam et en Yougoslavie.

 

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